Ma fifille chérie à moaaa XD

Alors, une petite vidéo avec Kusajishi Yachiru, Vice-Captain de la 11Division. Ma fifille quoi XDD
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 11 mars 2008 16:48

AMV 2

Une autre AMV que je trouve superbe
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 29 février 2008 07:11

AMV

En attendant la suite, une AMV que j'adore ^^

# Posté le vendredi 29 février 2008 07:09

Bible Black : Convergence

 Bible Black : Convergence
Bible Black : Emergence


Auteur : gossip Coco
Fandom : Bible Black
Genre : Lemon léger, yuri, drame, death
Rating : NC-17
Pairing : Kaori x Kitami, Imari x Minase
Disclaimer : Les personnages tout comme l'univers appartient à ActiveSoft, créateur du jeu Bible Black, et à Milky Studio qui l'a adapté en anime. Seul l'antiquaire est sorti de mon imagination.
Résumé : l'histoire se déroule entre Bible Black : La Noches de Walpurgis et Shin Bible Black : La lanza de Longinus. Un nouveau drame se profile, les démons et le mal ne dorment jamais, surveillent et affutent leurs armes pour régner sur le monde des humains. Et bien sûr nos diaboliques sorcières sont de retour!

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Chapitre I


Minase...

La tête encore dans le brouillard le plus complet, Imari Kurumi ouvrit les yeux. Elle sentait son corps engourdi par le froid, n'arrivait pas à remuer ses membres ankylosés, les ténèbres l'entouraient et cela l'affola. Où était-elle? Qu'est-ce qui venait de lui arriver? Elle voulut appeler, mais elle n'entendit aucun son de sa gorge. Cédant presque à la panique la plus totale, elle continua de tenter de crier sans pour autant entendre le son de sa propre voix. La seule chose qu'elle sentit, ce furent les larmes qui lui piquèrent les yeux avant de rouler sur ses joues. Soudain, sans comprendre ce qu'il lui arrivait, Imari eut la désagréable impression que son corps tombait dans une sorte de gouffre sans fin.

"Imari-san? Imari-san?"
La voix très faible parvint aux tréfonds de son cerveau et elle chercha à réagir.
"Qui m'appelle?"
Elle ne savait pas si c'était une de ses pensées ou alors si elle avait vraiment murmuré ces mots, quoi qu'il en soit, la voix sembla lui répondre.
"C'est Takeshiro-sensei! Tout va bien maintenant."
La jeune fille ouvrit les yeux et vit le visage de la jeune femme au dessus du sien. Elle était vraiment mal, la nausée lui soulevant le c½ur. Elle essaya de se relever mais à la vue du décor dans la pièce où elle se trouvait, elle resta paralysée par la surprise. Il y avait des chandeliers et l'un des symboles de la Bible Black peinte sur le sol.
"Qu'est-ce...
-Tout va bien, fit avec douceur l'enseignante. Il y a eu des émergences de Kitami-sensei et Minase-kun est venu me voir, complètement affolé. On a donc complètement scellé ce qui pouvait rester de Kitami, à défaut de pouvoir l'enlever. Tu es chez moi."
Imari baissa la tête, légèrement. Même si elle ne l'aurait avoué ni à Takeshiro-sensei ni Minase-kun, elle sentait la présence de la sorcière en elle et ce, malgré le sceau. Durant un court instant, ses yeux se fermèrent et son esprit s'attarda un souvenir qui était celui de Kitami. Celui de son unique amour, plein d'innocence.
"Merci, Takeshiro-sensei." Murmura t-elle en rouvrant les yeux.
Elle se leva en titubant un peu, cherchant à sentir le sol sous ses pieds nus avant d'aller remettre sa veste. Elle partit de l'appartement sans se retourner.

Alors que la porte venait de claquer, laissant entendre qu'Imari venait de sortir de chez elle, Takeshiro Hiroko resta un moment perdue dans ses pensées. Le rituel avait été plus dur que prévu, elle était totalement épuisée. Le visage d'Imari lui revint en mémoire et, alors qu'elle avait commencé le rituel, les traits menaçants de Kitami avaient déformé les traits doux de la jeune fille. La haine et la fureur se lisaient clairement dans les yeux. Même si tous les actes de Kitami étaient impardonnables, Takeshiro savait par ailleurs qu'elle était quelque part responsable de tout cela. La culpabilité la rongeait parfois, lorsqu'elle songeait que son ancienne camarade de classe et collègue de travail aurait pu mener une vie ordinaire, rencontrer un homme qu'elle aurait aimé, devenir une femme normale et non pas cet espèce de monstre assoiffé de pouvoir et empli de rage, sans aucune compassion pour ses semblables. Mais elle-même, pouvait-elle prétendre être redevenue une femme ordinaire? Après tout, l'image du démon venait régulièrement hanter ses longues nuits de solitude. Absolument personne n'était au courant de son plus brûlant secret, celui où la chaleur de son corps ressentait la présence de ce démon qui la scrutait à travers les ténèbres de la nuit. A la rendre folle. Essayant de se secouer, elle se prépara un café, cherchant à chasser le visage fulminant de Kitami et celui, hypnotisant, de ce démon dont les yeux rougeoyants l'attiraient dans les ténèbres.

Saeki Kaori était sortie très tôt ce matin, laissant ses deux amies, Mikimoto et Jun dormir paisiblement. Elle avait jeté un coup d'oeil aux deux filles somnelentes, étroitement enlacée dans le grand lit avant de fermer doucement la porte de la chambre. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Elle avait presque envie de retourner au chaud, se blottir contre elles, sentir la chaleur de leurs corps et la douceur de leurs peaux. La jeune sorcière secoua la tête, elle ne devait pas se laisser ainsi aller. Elle perçut durant la nuit d'étranges interférences mais n'avait pu déterminer l'origine de cela. Elle n'avait plus la Bible Black d'origine, cependant, elle ne désespérait pas d'en trouver un livre semblable. Elle ne voulait ni ne pouvait renoncer à la pratique de la magie. Et ce, malgré les évènements récents dont elle avait volontairement, à défaut de provoqué, facilité la venue. Elle avait été littéralement envoûtée par la puissance que dégageait Kitami-sensei, par le côté dangereux du monde des Ténèbres qui avaient menacé de l'engloutir, de l'absorber. La sorcellerie était un des arts les plus subjuguant qu'elle connaissait. Le pouvoir qu'elle pouvait obtenir, elle en était presque dépendante. Cette sensation vertigineuse lorsqu'elle sentait les envoûtements et autres invocations magiques lui offrir ce pouvoir, tout son corps répondait à cette ivresse. Et ce n'était pas Takeshiro-sensei, Minase ou qui que ce soit d'autre qui l'empêcherait de faire de la magie.

Kaori sortit de son appartement et se dirigea résolument dans le centre de la petite ville. Elle se rendait chez un antiquaire qui se trouvait dans une petite rue sombre et où elle s'était rendue plusieurs fois dans le but de dégoter des livres aussi divers que la divination, la sorcellerie, les arts occultes, voire de vieux livres en latin pour arriver à traduire certains de ces mêmes livres. La veille au soir, l'antiquaire lui avait téléphonée ; il venait de recevoir un livre très ancien susceptible de l'intéresser. Kaori avait alors accepté de se rendre tôt, juste à l'ouverture de la boutique, dans l'intention de savoir ce qu'il en retournait exactement. Elle ne croisa aucune personne connue à son grand soulagement. Ce n'était pas une fille matinale et elle n'avait pas envie de justifier cette course. Elle arriva devant la boutique et pénétra à l'intérieur du bâtiment d'un pas assuré.
"Bonjour, c'est Saeki."
N'entendant aucune réponse, elle s'avança et trouva que la boutique devenait de plus en plus lugubre. Sombre, remplie de livres tous très anciens, elle dégageait une odeur étrange, mélange écoeurant de naphtaline et de poussière. Elle finit par trouver l'antiquaire, un homme assez âgé dont le visage semblait si décharné par le temps que la jeune fille aurait été dans l'incapacité de lui donner un âge, sur un escabot, totalement absorbé par le rangement de livres qui semblaient aussi vieux que lui. Il se retourna brusquement et émit un sourire un peu sinistre dévoilant des dents gâtées à la vue de sa cliente.
"Saeki-san, justement, j'étais impatient de vous voir", fit l'homme sans prendre la peine de la saluer.
Il descendit de l'escabot et sembla s'enfoncer dans les ténèbres des rayonnages poussiéreux. Kaori se demanda si elle devait le suivre ou non. Courageuse... mais pas téméraire pour autant. Surtout qu'il semblait parfois la reluquer avec des yeux concupiscents qui la mettaient mal à l'aise. Il devait certainement fantasmer sur elle et, cela, Kaori ne préférait même pas imaginer le contenu de ses rêveries perverses. Alors qu'elle s'interrogeait encore sur l'utilité d'aider l'antiquaire, ce dernier réapparut, tenant un paquet enveloppé d'un vieux chiffon, son visage exprimant une sorte de triomphe presque malsain.
"Regardez ceci, mademoiselle. Je suis certain que ce genre de livre vous intéressera au délà de ce que vous pouvez imaginer."
Saisissant le paquet comme s'il sagissait de quelque chose de très fragile, la sorcière enleva avec précaution le tissu vieilli et crut qu'elle allait tomber par terre, tant ce qu'elle tenait entre les mains la surprenait. C'était impossible, mais en cet instant, Saeki Kaori avait l'impression d'avoir la Bible Black originale en sa possession. Pourtant, elle était certaine que celle-ci était détruite, brûler par Imari/Kitami! Comme s'il devinait ses pensées, le vieil homme eut un sourire mystérieux, presque démoniaque.
"Ce n'est malheureusement pas l'originale, mais une copie, certe légèrement plus récente, mais une copie intégrale de la Bible Black. Toutes les formules, les rituels ont été recopiés avec le plus grand soin.
-Mais..."
Kaori regarda de nouveau l'antiquaire, une lueur d'incrédulité dans ses prunelles violettes.
"Qui... Qui diable êtes-vous donc?
-Moi? Juste un vieil antiquaire qui apprécie particulièrement les choses mystérieuses de ce monde.
-Combien je vous dois?
-Rien.
-Pardon?
-Vous ne me devez rien... Enfin, pas en argent. Apprenez à vous servir correctement de ce livre, c'est la seule condition que je vous impose pour que vous puissez l'emporter chez vous.
-Vous... Vous êtes sûr?"
Mais l'antiquaire avait de nouveau disparut dans les méandres de la boutique. Haussant les épaules, Kaori ne chercha pas à comprendre les lubies de cet homme qui, de toute façon, ne la surprenait plus vraiment. Sans un autre mot, elle sortit de la boutique.

Sans s'arrêter nulle part ailleurs, Imari rentra directement chez elle. Alors qu'elle s'apprêtait à franchir le pas de sa porte, elle vit Minase Taki et sa soeur Yukiko qui revenaient du supermarché, les bras chargés de courses alimentaires. Ses lèvres se contractèrent en un sourire un peu forcé. En effet, elle ne s'était pas totalement remise du rituel de scellement de Takeshiro ; ses bras et ses jambes étaient encore engourdies et son esprit menaçait par moment de sombrer dans l'inconscience. Lorsqu'ils la virent, Taki et sa soeur lui adressèrent de grands sourirs.
"Bonjour, Kurumi! Regarde tout ce qu'on a acheté! On va se faire un vrai festin italien! S'écria Yukiko.
-C'est gentil... Murmura faiblement la jeune fille.
-Cela ne te fait pas plaisir?
-Si, bien sûr."
Taki se doutait bien ce qui semblait tracasser son amie. Après tout, c'était lui qui l'avait amenée presqu'inconsciente vers Takeshiro-sensei.
"One-chan, je vais t'aider à ranger tout ça, et toi, Kurumi, viens, j'aimerai discuter avec toi.
-D'accord."
Ils rentrèrent tout dans la maison Minase et, après un rapide rangements des aliments au réfrégirateur, Taki et Yukiko se retrouvèrent dans la chambre du jeune homme. Ce dernier était terriblement mal à l'aise. Imari devait être furieuse contre lui. Bafouillant, il n'arrivait même pas à la regarder en face alors qu'il se confondait en excuses.
"C'est bon, le coupa brutalement la jeune fille. Tu as fait ce qu'il te semblait le meilleur pour moi. C'est moi qui te remercie. Je suis très fatiguée, avec tout ça. Je ne me rappelle de rien non plus."
Sur ce dernier point, elle mentait, de façon à ce que ce soit crédible, espéra t-elle, et ce qui se révéla être juste.
"Tu ne te souviens de rien, ni de tes mots, ni...
-Puisque je te dis que c'est le trou noir. Kitami a pris possession de mon corps, mais elle ne m'a pas informée de ce qu'elle faisait." Fit Imari sur un ton cynique et sarcastique.
Elle se retourna un instant, fuyant le regard éploré de son ami.
"Elle est en moi, même scellée, elle fait partie de moi, désormais. A part Takeshiro-sensei et toi, je ne tiens pas à ce que cela se sache.
-Oui, évidemment."
Il enlaça la jeune fille ; jamais il pourrait se pardonner tout ce qu'avait enduré celle qu'il aimait et qui ne sourirait peut être plus comme avant. Avec fraîcheur et innocence. Le fantôme menaçant de Kitami serait toujours entre eux, barrière invisible mais puissante.

Revenue chez elle, Kaori réveilla ses deux amies toujours endormie et leur montra triomphalement son butin. Que ce fut Jun ou Mikimoto, elles furent tellement ravies de ce trésor qu'elles étaient impatientes d'essayer de nouveaux sortilèges.
"Rassurez-vous les filles, je suis certaine que des choses très intéressantes vont arriver d'ici peu." Fit Kaori, ses yeux ne pouvant se détacher du livre.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 19 février 2008 20:17

Sakuno's Love Tales

Sakuno's Love Tales
Allez, en ligne le chapitre 1 de Sakuno's Love Tales

Sakuno's Love Tales

Auteur : gossip Coco
Fandom : Prince of Tennis
Genre : Romance, het, léger shojo-aï, OCC
Rating : PG -13
Pairing : Sanada x Sakuno, Choutaro x Sakuno, Ann x Sakuno
Disclaimer :: Les personnages ne m'appartiennent pas (grand bien m'en fasse), je les emprunte juste pour faire mumuse.
Résumé : Une ffic centrée sur Sakuno, chapitres indépendants. Je m'excuse pour mes reviewers, pas de RyoSaku. SanaSaku, AnSaku, ChouSaku et d'autres à venir.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La Princesse et l'Empereur



Il faisait anormalement chaud en cette matinée de juin et Ryuuzaki Sakuno regrettait presque de n'avoir pas pris une bouteille d'eau. Elle était allée chez son amie Osakada Tomoka afin de l'aider à faire ses devoirs de maths et, après avoir sué sang et eau pour lui faire comprendre l'intégralité du chapitre qu'elles étudiaient en cours, Sakuno avait pris congé pour rentrer chez elle. Cependant, elle ne rentra pas directement chez elle, elle fit un détour par l'un des courts de rue où, parfois, il lui arrivait de croiser des joueurs de Seigaku bien sûr, mais aussi des joueurs d'autres équipes ainsi que Tachibana Ann, sa nouvelle grande amie. Même si les deux filles appartenaient à des écoles rivales, elles s'entendaient très bien. Sakuno devait même reconnaître, bien qu'elle ne l'avouait pas, qu'elle préférait traîner avec Ann plutôt qu'avec Tomoka qui (ça aussi elle aurait préféré se couper la langue avec les dents plutôt que de l'avouer) lui tapait sérieusement sur les nerfs. Alors qu'elle arrivait vers l'un des courts, elle remarqua l'absence de tous les joueurs habituels qui fréquentaient ce genre de lieu, mais ce n'était pas désert pour autant. Elle mit quelques instants avant de reconnaître Sanada Genichirou, Kirihara Akaya et Yanagi Renji du Rikkai. Cela l'étonna car elle ne les avait jamais vus traîner dans le coin, contrairement aux joueurs de Fudomine ou de St Rudolph. Bien qu'elle les connaissait, elle était bien trop timide pour oser leur parler. La jeune fille se contenta de les observer et put noter à quel point ils étaient doués et constituaient de dangereux adversaires pour Seigaku. Elle resta quelques instants immobiles avant de s'apercevoir que Sanada la regardait fixement. Elle devint rouge comme une pivoine, il devait se demander ce qu'une gamine comme elle faisait à traîner dans le coin.
"Eh! Mais c'est pas la petite de Seigaku! S'exclama Kirihara ce qui la fit rougir de plus belle. Ma jolie... Sakuno, je crois, t'es venue pour nous espionner?
-N... Non, pas du tout, bredouilla Sakuno. Je ne savais même pas que vous fréquentiez ce court.
-C'est tout nouveau, en effet, qu'on vienne ici, déclara Sanada sans la quitter des yeux. Tu veux qu'on échange quelques balles?"
La collégienne sursauta ; elle avait effectivement emmené sa raquette de tennis. Cependant, elle ne pensait pas disputer un match et encore moins contre un joueur comme Sanada. Elle ne sut que répondre, surtout que si elle acceptait, elle allait totalement se ridiculiser. Certes, à l'aide d'Echizen Ryoma, Sakuno avait fait d'énormes progrès, mais son niveau de jeu n'égalait pas le sien, bien au contraire. Alors échanger des balles avec Sanada ne pouvait que la conforter dans son opinion.
"Sanadan-san, tu ne vois pas que ta proposition l'embarrasse? Fit Yanagi.
-N... C'est très gentil, mais... Il risque de s'ennuyer, je ne suis pas douée. Même si je suis assidûment les entraînements, je n'ai pas un très bon niveau de jeu. Bafouilla la jeune fille, tellement morte de honte qu'elle souhaita vraiment être le plus loin possible.
-Rassure-toi, on est tous passés par là. Il faut que tu prennes confiance en toi! Lui répondit gentiment l'ancien partenaire d'Inui.
-Tu ne serais pas en train de la draguer? Le taquina Kirihara. Hey, jolie demoiselle, tu fais un effet fou à ce cher Yanagi."
Remarquant que la pauvre Sakuno était sur le point de s'enfuir en courant, Sanada réprima ses deux coéquipiers.
"Mais laissez-la un peu tranquille, vous deux. Cela l'embarrasse vraiment. J'admets qu'il est important d'impressionner les écoles rivales, mais on ne s'en prend pas quand même à une jeune fille."
Puis, le vice capitaine du Rikkaidai se tourna vers Sakuno et lui adressa la parole, gentiment, ce qui les surprirent tous. C'était un véritable évènement que de voir Sanada sous cet angle.
"Ne t'inquiète pas, ils ne sont pas méchants. Ils te taquinent, c'est tout.
-Ce n'est rien. Je vous assure."
Malgré la voix qui se voulait assurée, Sakuno était terriblement confuse. Surtout qu'elle ne put se retenir de penser que Sanada était vraiment un garçon séduisant et dont le timbre de voix ainsi que son regard sombre étaient fascinants et terrifiants. Elle comprit pourquoi ses équipiers le respectaient autant. C'était vraiment quelqu'un de très charismatique.

Alors que son regard s'était plongé durant quelques instants dans les siens, Sanada se sentit étrangement ému par l'innocence que dégageait la jeune fille. Ses deux longues tresses et son visage délicat la rendait adorable. Pourtant, les filles ne faisaient pas partie de ses préoccupations. Seul le tennis et remporter les Nationales l'importaient. Mais là, bizarrement, cette fille lui plaisait. Et il regretta presqu'elle fasse partie de Seigaku et non du Rikkai. Il fut interrompu dans cette pensée par la voix de la jeune fille qui se confondait en excuses.
"Tu es sûre que tu ne veux pas jouer un peu? Réitéra t-il sa question.
-Euh... Oui, pourquoi pas?"
Sakuno se surprenait elle-même ; d'habitude, elle aurait poliment refusé, mais, à cause du visage de marbre du jeune homme, elle n'osait pas lui refuser quoi que ce soit.

Ils décidèrent de faire un match en double et Sakuno se retrouva avec Sanada. Elle fit énormément d'efforts ce qui n'échappa à son partenaire. Ce dernier essayait de lui donner un maximun de chance de pouvoir marquer. Par chance, elle ne se ridiculisa pas, et chacun fut impressionné de voir la jeune fille être aussi sérieuse. Bien qu'ils terminèrent avec la victoire de Yanagi et Kirihara, Sakuno était quand même ravie d'avoir pu jouer avec eux. Ils étaient finalement très sympas et elle ne regrettait pas sa fin d'après-midi.
"En tout cas, merci pour ce moment agréable, je me suis bien amusée.
-Mais non, c'est nous qui te remercions. On a pu faire un double, c'était cool que tu aies finalement accepté de jouer.
-Bien, je pense qu'il est temps pour moi de rentrer. J'espère qu'on aura l'occasion de se revoir. Déclara la jeune fille, pourtant pas désireuse de s'en aller.
-Tu veux qu'on te raccompagne?
-Merci, ça va aller, j'habite à deux minutes d'ici. A bientôt!
-A bientôt, Sakuno-chan!"
La jeune fille s'éloigna un peu à regret. Sanada, également, la vit partir avec un peu de regret. Mais ils allaient se revoir. Au moins durant les Nationales.

Quelques jours s'écoulèrent et Sakuno n'avait cessé de repenser à sa rencontre fortuite avec les joueurs du Rikkai, surtout Sanada. C'était quelqu'un de tellement fascinant. Il émanait de lui une autorité naturelle et une prestence que peu de joueurs pouvaient prétendre posséder. Elle espérait vraiment le revoir, bien qu'elle ignora s'il ne l'avait pas déjà oubliée. Ce qu'elle ne savait pas, c'était que le jeune homme lui-même était aussi hanté qu'elle. Il n'était pas non plus du genre à étaler ses émotions, néanmoins, il ressentait quelque chose de nouveau qui avait déjà palpité lors du camp d'entraînement pour le tournoi amical entre américains et japonais. Cette chose étrange s'était si ténue que le jeune homme en avait conclu que cela devait être dû au changement d'environnement. Mais, au fond de lui, ce n'était pas la vraie raison.

Sakuno n'évoqua absolument pas sa rencontre avec les joueurs du Rikkai, ni aux titulaires, ni à Tomoka, surtout pas à Tomoka, ni même à An qu'elle appela la veille du soir pour aller manger des hamburgers. En effet, les deux filles avaient pris l'habitude de se retrouver les jeudis soirs pour discuter tout en mangeant un morceau ensemble. C'est ainsi que, le jeudi soir, les deux filles se retrouvèrent vers le court où Sakuno avait joué avec Sanada et les autres, comme à leur habitude. Alors qu'elles se saluaient tout en se donnant des nouvelles, Sakuno vit Sanada, seul, assis, les yeux perdus dans le vide.
"Tiens, c'est Sanada-san!" S'exclama la collégienne.
Sa compagne se retourna et regarda à son tour le joueur assis sur son banc. Puis, regardant son amie dont les joues avaient légèrement rougi, An ne put retenir un sourire amusé et comprit alors pourquoi Sakuno semblait être un peu réticente... Non pas réticente, elle était totalement intimidée, surtout quand An avait évoqué les joueurs du Rikkai, la collégienne était devenue rouge tomate. La raison devait s'appeler Sanada. Ce dernier releva la tête et regarda fixement les deux jeunes filles durant un instant avant que ses prunelles sombres ne se fixent sur Sakuno qui devint de plus en plus rouge. Elle ne savait pas quoi dire ; l'avait-il reconnu? Et dans tous les cas, que devait-elle dire? Surtout que Sanada était une personne plutôt inabordable, surtout seul.

Bien qu'elle fut très curieuse de savoir si ces deux-là avaient déjà liés plus ample connaissance, l'écolière de Fudomine s'abstint de toute question indiscrète. Elle lui avait parlé de l'Empereur, surnom que l'on attribuait habituellement à Sanada, sans arrières-pensées et, soudainement, elle venait de réaliser qu'elle avait peut être mis Sakuno dans l'embarras. Pour se rattraper, elle se contenta de prendre son amie par la main et de lui murmurer :
"Vas-y, je crois qu'il t'attend.
-Mais... Protesta Sakuno qui avait presque honte d'abandonner son amie.
-Ne t'inquiète pas pour moi. Je te vois demain à la place. Et cette fois, je te lâcherai pas facilement."
Sakuno se sentit pousser en avant par les deux mains de sa copine qui en profita pour partir avec juste un : "Ok? On se voit demain? Allez, bye!". La jeune fille se retourna mais An était déjà loin. Restée seule avec Sanada, elle ne se rendit immédiatement pas compte que ce dernier s'était rapprochée d'elle. Elle sentit alors une main se poser sur son épaule. Se retournant, elle le regarda franchement avant de lui adresser un doux sourire. Une Princesse et un Empereur, cela ressemblait un peu à un conte de fée, après tout. Et ce conte là, Sakuno et Sanada avaient envie de commencer à l'écrire ensemble.

# Posté le mardi 19 février 2008 17:09